Je n’ai pas couché au premier rendez-vous… c’est grave, docteur ?

Personne n’a envie de perdre du temps, d’accord.
Si vous me lisez et que vous vous intéressez (et j’espère pratiquez) la drague, c’est pour coucher avec de belles filles.
Pour arriver à ce résultat, vous n’avez pas envie d’y passer mille ans.

Vous avez plus que raison.

Mon boulot, c’est de faire en sorte que vous y arriviez sans avoir à passer par toutes les étapes (et souvent les années perdues) du gars qui s’y met tout seul sans l’aide de personne.

Mais il y a quelque chose que je ne veux pas faire :

Vous répéter ce que certains coachs en séduction conseillent à tour de bras.

« Si vous n’avez pas couché au premier rencard, pas la peine d’aller plus loin, vous n’aurez pas plus de chance ensuite. »

Ce truc, je l’ai lu et entendu cent fois.

Et, comme d’habitude, on ne peut pas dire que ce soit tout à fait faux. Ni tout à fait vrai, d’ailleurs.

La vie, c’est quand même un peu plus compliqué que ça en général…

Peut-être que je ne me rend pas service en écrivant ça et qu’il vaudrait mieux pour moi prendre une posture ferme et inflexible.
Peut-être qu’aux yeux de certains j’aurais l’air plus savant.
Peut-être que je parviendrais à faire croire à quelques-uns que j’ai découvert un « secret » bien caché en disant qu’il faut à tout prix passer au lit après le premier rencard…

Mais ce n’est pas mon but.

Si je passe mon temps à écrire ces articles, c’est pour vous donner des clés.

Des clés que j’ai mis tant de temps à trouver, mais qui auraient encore été plus difficiles à saisir si, à l’époque, des gens ne m’avaient pas, eux aussi, donné un coup de pouce.

C’est ça que j’essaie de rendre à mon tour au travers de ce blog.

Et c’est pourquoi je me dois avant tout d’être honnête avec vous qui me lisez.

  • Si les choses sont simples, je vous le dis.
  • Si elles sont plus délicates, je vous le dis.
  • Si elles sont franchement complexes, je vous le dis aussi.

Ce sont les termes du contrat.
Et vous pouvez compter sur moi pour les respecter.

Donc, ici, on a affaire à un de ces points ni tout à fait « noir » ni tout à fait « blanc ».

Je vais commencer à vous dire ce que je fais et pourquoi je le fais.

Depuis longtemps, j’ai choisi de fonctionner selon un schéma en deux rendez-vous.

Ce qui veut dire que, normalement, je ne couche pas avec la fille au premier mais bien au deuxième.

Quand je dis « normalement », cela veut bien dire ce que cela veut dire.

Il m’arrive d’avoir une relation sexuelle au premier rencard et même parfois dans la foulée de la rencontre.
Mais dans ces cas-là, on ne peut pas dire que c’est mon schéma ou mon plan qui ont directement conduit à ce résultat.

Ce sont plutôt des circonstances un peu particulières.
Circonstances dont bien sûr j’ai su profiter à mon avantage, ce qui est encore une autre histoire.

La première raison pour laquelle je choisis ce mode de fonctionnement en deux rendez-vous est surtout d’ordre pratique.

Je suis un homme fort occupé et je ne peux pas toujours me permettre d’aménager mon emploi du temps au gré du déroulement de la journée.
De temps en temps je peux le faire et d’autres fois pas.

C’est essentiellement pour cette raison que je prévois d’office un premier rendez-vous court (1 heure) et un second plus long pendant lequel j’ai l’occasion de pousser énergiquement jusqu’au sexe.

La deuxième raison pour laquelle j’ai choisi ce schéma tient au fonctionnement de certaines femmes.

Vous avez déjà entendu parler du conditionnement sociétal, bien sûr.

J’en ai déjà traité ici et je le referai sûrement encore.

Eh bien, un bon pourcentage de femmes considèrent le fait de coucher la premier jour comme un tabou.
Et si elles pensent comme ça, c’est parce que, chez elles, le lavage de cerveau subi a particulièrement bien fonctionné.

Oh, bien sûr, il y a des degrés divers là-dedans aussi.

Entre celle qui se dit qu’elle ne préfèrerait pas le faire et celle qui se sentirait comme la dernière des salopes parce qu’elle aurait cédé quand même à ses pulsions, il y a tout un monde…

J’entends aussi déjà ceux qui disent :

« Mais si le mec est habile ou a un bon game, il arrivera quand même à passer les résistances »

C’est vrai dans certains cas. Pas tous.
De temps en temps, ce conditionnement est quasiment insurmontable.
Même si vous arriviez à l’exciter au maximum, vous ne gagneriez pas la partie pour autant…

Et le plus stupide, c’est que vous auriez sans doute pu contourner l’obstacle en programmant un deuxième rendez-vous.
Comme ça, la barrière de son conditionnement avait sauté toute seule et tout le monde était content.

Elle ne se sent pas salope et vous n’avez pas eu à faire face à des résistances absurdes de difficulté.

Tout ça en n’ayant au final pas perdu plus de temps en deux rendez-vous courts que dans un seul beaucoup plus long…

Du moins, c’est mon raisonnement.

Le conditionnement sociétal féminin est quelque chose de fluctuant.

Toutes y sont soumises depuis toujours, mais le lavage de cerveau ne produit pas les mêmes effets.

Vous ne pouvez pas savoir à l’avance quel sera l’état de votre cible en la matière.

La solution, c’est donc de tabler sur une espèce de moyenne et d’agir en fonction.
Celle que j’ai établie dans le cadre de mon plan et qui dicte une partie de ce que je fais part des suppositions suivantes :

Je paie le verre (quand il y en a un) du premier rendez-vous parce que je présuppose que pour une majorité de femmes, il est normal que l’homme paie les consommations à ce moment-là.

Je programme d’office deux rendez-vous parce que je présuppose que coucher au premier sera un frein pour beaucoup de femmes.

Vous voyez, ces deux points relèvent de la même logique.

Celui qui dépense son énergie pour coucher à tout prix au premier rencard fait au final la même chose que celui qui mettrait un point d’honneur à partager l’addition au bistrot…

Il n’y a aucune différence.

« Et le buyer’s remorse ? »

Ah, là, on touche au point le plus délicat.

Comme je l’ai déjà expliqué, il y a des phases où vous ne contrôlez plus rien.
C’est le cas quand vous n’êtes pas là.

Et le fait d’ajouter un de ces moments d’absence (entre le premier et le second rendez-vous) est un danger supplémentaire.

Un danger que vous éviteriez en couchant plus vite…

Ma réponse là-dessus est que tout ça est une question de rapport bénéfices/risques.

Et mon expérience est que ce rapport est à l’avantage du schéma des deux rendez-vous.

Si certains ont un avis contraire dicté par leur vécu à eux, je peux l’entendre.

Par ailleurs, je ne suis pas non plus fixé quoi qu’il arrive à ces deux rencards.
Exceptionnellement, j’en fais un troisième (je n’ai jamais été jusqu’à quatre sans coucher).

Et la seule chose qui me décide à en arriver là, c’est la notion de progression.

Si vous n’êtes pas arrivé à coucher avec elle mais qu’il y a eu une progression tangible, vous avez le feu vert pour programmer un rencard de plus.
Bien sûr, cette progression doit être réelle. Elle doit aussi être suffisamment rapide.

Pas question d’aller jusqu’à cinq ou six rendez-vous pour l’avoir dans votre lit.

Là ce serait vraiment une perte de temps étant donné qu’il y a sûrement pas loin de vous d’autres filles qui ne vous coûteraient pas autant d’efforts ni de temps.

Et je suis sûr qu’elles n’auraient rien à envier à celle avec qui vous sortez…

Voilà.
Je pense avoir parlé des différentes nuances principales… et aussi avoir ouvert pas mal de portes pour de futurs articles.

À bientôt.

Pascal

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