Cette fille vous obsède ? Vous êtes malade et ça s’appelle le Oneitis

Si vous avez déjà vécu un épisode de Oneitis, vous savez comme c’est quelque chose de pénible.

Dans les cas les plus problématiques, vous en arrivez à ne plus penser qu’à ça… ou plus exactement à elle.
Même si, au fond de vous, vous sentez bien que c’est franchement mal barré, vous ne pouvez pas vous empêcher de faire connerie sur connerie… et au final de gâcher les (très maigres) chances qu’il vous restait.

L’apparition et le développement du Oneitis

Le Oneitis est une espèce d’obsession.

Au départ, il y a la rencontre d’une femme.
Dans tous les cas, elle représente à vos yeux quelqu’un de « spécial ».

Or, objectivement, elle n’est pas forcément exceptionnelle en elle-même.

Non.

Ce qui diffère des autres filles que vous côtoyez ou que vous avez côtoyées, ce ne sont pas forcément ses qualités – réelles ou supposées – mais aussi et peut-être surtout ce qui se passe dans votre esprit à ce moment-là.

Par exemple, vous sortez d’une période difficile ou vous êtes dans un moment de doute, de remise en question.

Et c’est là qu’elle apparaît.

La première pensée dangereuse que vous commencez à développer est que cette fille pourrait à elle seule vous apporter ce qui vous manque à cet instant de votre vie.

Là, vous avez mis le pied dans l’engrenage du Onetis.
Et sa machinerie va finir par vous broyer…

En fait, vous êtes victime d’une chimère :
Ce qui est réel et que vous devriez traiter pour vous sentir mieux dans votre existence, c’est le mal-être que vous ressentiez avant la rencontre.

Mais ça, vous vous en étiez rendu compte par vous-même, cela nécessiterait que vous entamiez un travail.
Un travail profond, difficile et qui vous demanderait beaucoup d’efforts.
Quelque part, vous savez instinctivement que ce travail sur vous-même serait salutaire et vous permettrait de changer le cours de votre vie à tout jamais.

Oui, mais, cela promet d’être long et difficile… Donc vous tardez à vous engager dans cette voie.

Et c’est là que la rencontre avec cette fille intervient.

Vous avez alors l’impression que quelque chose fait « Tilt ».

Et si cette femme, à elle seule, portait en elle le changement en question ?

Peut-être que si elle vous disait « Oui », vous n’auriez pas à vous lancer dans le travail sur vous-même que vous appréhendiez tellement. Ce travail à l’issue incertaine que peut-être vous pensiez ne pas avoir la force de mener.

Alors, vous faites un choix.

Le choix de la conquérir elle. Le choix de la facilité… en apparence, du moins.

Et ce choix va vous coûter cher. Très cher…

Et ça apparaît à quel moment ?

À tout moment de la relation.

Parfois même chez certains hommes AVANT qu’il ne se soit passé quelque chose.

J’ai envie de dire que plus ça se révèle tôt avec une femme, plus le problème sous-jacent (dont je parle plus en détail ci-après) chez l’homme est grave et profond.
Mais pour contrebalancer ce diagnostic, il faut dire aussi que plus le stade d’apparition est précoce, plus les solutions proposées seront efficaces et rapides à produire leurs effets.

Le Oneitis, une affaire de mecs

Si le sujet du Oneitis est traité sur des sites de séduction masculine, c’est bien évidemment parce qu’il s’agit d’un problème d’homme avant tout.

Dans la séduction, les rôles de l’homme et de la femme sont fondamentalement différents.

L’homme n’obtiendra satisfaction que s’il sait agir alors que la femme, elle, peut se contenter d’être passive et de « laisser venir ».

Un mec qui constaterait qu’il a des difficultés à être actif comprendra très vite que ses chances sont infimes ou même nulles.
Il pourra travailler à améliorer son apparence tant qu’il veut, cela ne lui apportera au final que très très peu de résultats : les femmes ne se jetteront pas à ses pieds pour autant…

Si vous pensez que j’ai tort et que les beaux gosses ont de la chance parce qu’ils attirent les filles par leur physique sans avoir à fournir aucun effort, laissez-moi vous dire que vous vous trompez lourdement.

Je connais des tas d’hommes qui ont un physique largement au-dessus de la moyenne, une belle situation, qui roulent dans des voitures luxueuses et qui n’arrivent strictement à rien avec les femmes.

Par contre, réfléchissez un instant.
Vous avez certainement autour de vous un gars à l’apparence banale, pas riche ni célèbre qui semble attirer les filles comme un aimant.

Si vous êtes objectif, vous constaterez aussi que ce type qui n’est pas avantagé au départ compense tout ça par quelque chose d’autre : il agit…

Et je vais même plus loin.

Ce qu’il fait n’est peut-être même pas très habile ou intelligent. Il est peut-être maladroit ou même lourd parfois.
Mais il agit et ça suffit pour faire une différence en termes de femmes.
Une énorme différence…

La femme, elle, est soumise à des contraintes différentes.

De son côté, la séduction n’est pas active mais passive.

Si elle arrive à accentuer sa féminité avec les fringues, le maquillage ou l’attitude, elle aura fait l’essentiel.
Il ne lui restera qu’à attendre et des hommes viendront.

Ne croyez pas que c’est quelque chose d’injuste.

Le devoir d’action de l’homme n’est pas seulement une contrainte, c’est aussi et surtout une possibilité de choix, de liberté.
Si vous savez voir plus loin que le bout de votre nez, vous comprendrez vite que vous êtes de loin dans la position la plus enviable des deux

Une fois que ce constat a été posé, vous voyez immédiatement pourquoi le Oneitis est une maladie de l’homme avant tout.

Comme les efforts à faire pour séduire sont plus importants pour vous que pour les femmes (du moins en apparence), la tentation de trouver ailleurs un moyen de ne pas avoir à accomplir ces efforts est grande.

Et cette illusion d’une voie plus facile et plus directe apparaît quand vous croyez que séduire cette femme « spéciale » pourra vous dispenser de faire le travail qui est le vôtre.

Tout se passe comme si vous recherchiez dans quelqu’un d’autre que vous (cette fille en particulier) la solution à vos problèmes

Comment se sortir de ce cercle vicieux

Pour vous tirer de ce mauvais pas, il n’y a pas des dizaines de solutions.

En fait, il n’y a qu’une méthode.

D’abord, vous devez admettre que vous êtes atteint de Oneitis.

C’est d’ailleurs ce qu’on préconise pour tous ceux qui souffrent d’une addiction avant même d’entamer le traitement.

Comme les médecins et psychologues s’attachent à faire prendre conscience à leurs patients qu’ils souffrent d’alcoolisme, par exemple, vous allez devoir accepter que vous êtes malade

Je sais, c’est difficile à entendre.

Il faudra accepter que vous êtes en Oneitis et surtout intégrer que la solution à votre problème ne se trouve pas dans ce que cette femme pourrait vous apporter.

Je vais même être plus dur encore…

En tombant dans le piège du Oneitis, vous avez d’ores et déjà diminué vos chances de conquérir ou de garder cette fille d’au moins 80%.

Oui, 80%…

Pas moins.

Et si vous êtes en Oneitis avant le début de la relation, il faut savoir que même si, par extraordinaire, vous parveniez à la choper malgré tout, ça ne résoudrait rien à votre problème sous-jacent :

Les attentes que vous avez vis-à-vis des femmes sont trop importantes et même pathologiques…

Et c’est le cas parce que vous percevez votre vie comme incomplète ou non-satisfaisante.

Pour diminuer les attentes que vous faites peser sur vos rencontres avec les femmes, vous devrez en priorité travailler sur tous les autres aspects de votre existence.

Faites un bilan :
Qu’est-ce qui doit être amélioré pour que votre vie passe de monotone, ennuyeuse ou pénible à passionnante ?

Votre boulot, vos études, vos loisirs ou encore quelque chose d’autre ?

Ne répondez pas « les femmes ».

Vos relations avec les femmes ne doivent pas être considérées comme une cause de mal-être, mais bien une conséquence de celui-ci.

Si vous arrivez à faire en sorte d’avoir une vie intéressante et riche, vous verrez que tout ce qui touche aux femmes s’améliorera aussitôt.

Ne mettez donc pas la charrue avant les boeufs.

Travaillez à obtenir des résultats sur tout le reste et alors seulement vous pourrez vous préoccuper de tout ce qui touche aux filles.

À ce moment-là, les femmes que vous rencontrerez auront affaire à quelqu’un qui n’attend pas qu’elles lui apportent quelque chose mais bien – et c’est là que se situe toute la différence – à un homme susceptible de leur apporter quelque chose.

Ce qui n’est ni plus ni moins qu’une autre façon de définir l’attirance masculine

La nature est bien faite

En cela, le Oneitis n’est pas nécessairement quelque chose de négatif.

Du moins si vous avez la force de vous auto-diagnostiquer assez tôt.
Dès les premiers signes qu’une obsession s’installe.

Quand c’est le cas, prenez un instant pour réfléchir et allez immédiatement à la rencontre d’autres femmes.

Ça vous demandera beaucoup de force de caractère, mais c’est la clé de la sortie du Oneitis.
Ce Oneitis qui est un signal d’alerte que vous envoie votre esprit pour vous dire que vous faites fausse route.
Comme votre corps qui vous envoie un signal de douleur à l’entraînement pour vous pousser à ralentir ou à arrêter.
Ralentissez et vous guérirez. Continuez et vous irez à la blessure…
Tout cela fonctionne exactement de la même manière.

Délaissez donc cette fille.
Pas pour toujours – à moins que vous n’ayez déjà été trop loin en commettant déjà toute une série de bêtises -, mais le temps nécessaire à en draguer d’autres.

Mieux, fixez-vous immédiatement comme objectif de sortir avec cinq autres filles.
Considérez ça comme une mission que vous avez à remplir.
Dites-vous qu’il n’y a pas de possibilité de vous soustraire à cette mission.
Vous DEVEZ le faire. Point.

Si vous pensez encore à cette fille, forcez votre esprit à se focaliser sur le plan que vous devez échafauder pour arriver à rencontrer ces 5 femmes le plus vite possible.

S’il le faut, promettez-vous de revenir à la question de la fille qui vous obsède une fois que votre mission des 5 nouvelles conquêtes sera remplie.

Dans la majorité des cas, vous n’aurez même pas envie d’y revenir quand ce sera fait.

Vous serez passé à autre chose et vous vous rendrez compte que cette obsession était purement et simplement maladive.

Cette femme ne valait pas la peine que vous gâchiez votre temps à vous focaliser dessus.
Vous retrouverez ses qualités chez d’autres.

Peut-être que c’est quelque chose qui vous demandera beaucoup d’efforts. Mais peu importe, vous devez le faire quand même.

Il se peut aussi qu’en vous éloignant d’elle, cette fille essaie d’elle-même de se rapprocher.

Surtout, n’attendez rien de cette possibilité. Je vous le dis uniquement à titre d’information, rien de plus.

Agissez comme si ça n’allait pas se produire. Vous devez avoir comme seul but d’élargir vos horizons avec d’autres femmes.

Peu à peu, vous devez acquérir un nouvel état d’esprit.

Celui où vous sélectionnez, vous prenez et vous jetez au gré de vos envies.

Quand un jour vous déciderez de ne pas jeter mais de continuer, vous le ferez parce que vous en avez envie et non pas besoin

Et ça, c’est une sacrée différence.

Pascal

1 réponse

  1. Courgette

    Bonjour,

    Je suis dans une situation comparable.
    J’ai couché avec une fille que je trouve très attirante avec laquelle j’ai une bonne connexion.
    Lorsque je ne prends plus de ses nouvelles (pendant 2 ou 3 jours) elle revient vers moi.
    J’essaie de la dater, elle refuse ou accepte mais décline par la suite avec différentes excuses.
    Et me dit: « Pas trop décu? »
    Bref j’ai le sentiment qu’elle joue avec moi.
    Je suis habituellement relativement détaché, j’arrive à dater des femmes régulièrement et coucher suffisamment régulièrement avec elles.
    Mais avec elle, je me sens affaibli et dans une sorte de manque de son attention et affection, une sorte de régression.

    Ce qui est intéressant malgré tout, c’est que c’est une sorte d’épreuve qui permet, si on prend la distance suffisante, de mûrir et d’améliorer son rapport aux femmes.

    J’ai le sentiment que ce problème ne vient pas de la femme dans l’absolu, mais bien de soi-meme.
    Ca ne sert à rien de lui en vouloir, c’est notre problème, pas le sien.
    A nous de trouver les solutions qui nous correspondent en fonction des manques que nous avons identifiés.
    Prendre conscience de cela, permet également d’être plus lucide et congruent dans ses rapports aux autres.

    Pour le moment je suis en phase de remise en question, même si mes pensées sont parasitées, mais j’ai le mérite d’essayer 🙂

    Bonne aventure à tous et toutes 😉

Laisser un commentaire